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Le chant du parti zen



Nul n’est jamais rebelle, indépendant et libre,
Dominant ou vassal, affreux ou terrifié,
Un machin au-dessus orchestre l’équilibre…
 
Chacun à son insu, du livre codifié,
Respecte les on-dit et prête l’allégeance
Sans ombre d’ironie ou d’abord stupéfié.
 
Les uns se satisfont de la douce obligeance
Jouissent du bonheur, du morne faux semblant,
Les autres en troupeau miment la convergence.
 
Les faibles, plus petits, sans un émoi troublant
Dupliquent le modèle, une caricature ;
Et  tourne l’univers, carrousel accablant.
 
Les révoltés d’hier enfantent l’imposture,
Le mensonge serein nourrit la trahison,
Sans état d’âme feint ; Serait-ce forfaiture ?
 
Pour porter le déni, déguiser l’horizon
Amuser valetaille avec des fanfreluches
Ils proposent miroir, alouette ou prison.
 
L’artiste sans talent devenu coqueluche,
Politique véreux, consommateur craintif,
A chacun son hochet ou sa tendre peluche.
 
Le péché de l’avant, le revendicatif
Oublié, sabordé, frisson démoniaque
D’un passé dépassé niant le créatif.
 
Aujourd’hui l’on s’endort sans crainte maniaque,
On ne travaille plus, on regarde le vent,
On vit table du cœur, douceur élégiaque...
 
L’église de jadis a perdu le fervent,
Une autre la remplace aux attentes confuses,
Et l’on se dit laïc dessous le paravent.
 
On est surtout absent ; les angoisses diffuses
Laissent la terre et l’onde au chacal, au vautour
Qui sait décide et fait, ô sciences infuses.
 
Parcourez les salons, faites le ce détour,
Les cénacles charmants si loin de la ceinture,
Et contemplez béat ces chevaux de retour.
 
S’avancent fiers-à-bras, enflés de pourriture,
Des bras vides de tête au trouble regard mort,
Eux qui devraient combattre une déconfiture.
 
Du silence toujours naitra le croquemort,
Fanatique tyran, enfant de populace ;
Le jaloux se séduit au jeu trompe-la-mort.
 
La haine du succès, une ivresse mollasse
Chaque jour un peu plus, dans la fange inhumé,
Ton espoir dévasté fleure bon la mélasse,
 
Un rêve évanoui ne peut être exhumé.

 

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