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sur les rives du Styx

                                                  Sur les rives du Styx
 
Délicieux instant, cette coupe à ma bouche,
Effluves envoutants, tout rythme suspendu,
L’étrange tourbillon sur un tempo manouche.
 
Ne plus savoir, ni dire, accorte et détendu
Ouvert à chaque souffle, envahi de l’envie
Du fol désir sournois tel un piège tendu.
 
L’esprit est en vacance, invente sa survie
Plus rien n’a d’importance, un esquif à la mer
Ballotté, délirant, passion asservie.
 
La nuit jette son voile aux confins de l’amer
Que pleure cet amour au pied du cénotaphe,
Au royaume du vent, près du vestige khmer.
 
Car la fièvre l’emporte, ire bibliotaphe
Le délire combat l’illusion de mort,
Pour l’ultime propos, l’allusive épitaphe.
 
Jaloux de tout, de rien, aux dents garde le mors,
Défend le souvenir, préserve la mémoire
Ces moments où l’abject réfute le remords.
 
Qui parle de sommeil, est-ce dans le grimoire ?
A qui jamais ne dort, pourquoi chanter l’oubli,
Et passer son chemin sans donner le pourboire ?
 
Le déférent partout en maître s’établit,
Faîtes-le ce détour,  taisez votre pensée,
Le jugement est vain quand rien ne l’anoblit.
 
La détresse s’incruste et jamais nuancée
Sans l’infime recours dévore et tout détruit ;
Pourquoi s’enorgueillir de la savoir tancée ?
 
Parce que trop lassé de s’opposer au bruit,
Au silence de plomb qui tournoie et qui gronde,
Il va déjà se taire, enfin il est instruit.
 
Ne cherchez pas l’alarme ou la probable fronde,
Au siège du néant virevoltent follets,
Que la fête commence et que tourne la ronde.
 
Demain, un autre jour, vous romprez les collets,
Et le barde du spleen reprendra sa déroute,
Tout s’oublie et s’envole et valsent triolets.
 
Même si l’amertume habite sur ta route,
Tu sortiras grandi de ce beau désespoir,
La richesse féconde est parfois sous la croûte
Où de hideux pantins gèrent le découpoir.
 
29 août 2016
Jo Cassen
« Perfides utopies »
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