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La métamorphose du cloporte
Pasiphaé
Le sacre du Printemps
En Marche !
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La métamorphose du cloporte



La métamorphose du cloporte
 
Secret dessous le masque, il avance inconnu,
Il a fardé les yeux, arrondi le discours
Soupesé chaque mot, son geste est convenu,
Il maîtrise l’objet et le sens du parcours.
 
Qui saurait entrevoir sous l’aisance courtoise,
Le pas vif assuré, le charme naturel
Cette vive douceur et le regard qui toise
L’histoire ou le vécu de l’humble ménestrel ?
 
Pour oser apparaître et parler en lumière,
Il mena le combat contre l’a priori,

Pasiphaé

Pasiphaé
 
À l’ombre du grand saule, elle vint s’allonger
Sur une couverture, ôta l’ultime fringue
Mise dans un cabas avec tout son bastringue ;
Sensuelle et mutine, Il voulut l’éponger.
 
L’astre qui brûle et brille avait léché l’exquise,
Des perles de rosée, une douce moiteur,
Fragile et désirable, un modelé flatteur,
Elle offrit un sourire ; Etait-elle conquise ?
 
Il se coucha près d’elle, un tantinet confus,
Elle si jeune encor, sans doute et sans repère,

Le sacre du Printemps

Le sacre du printemps




 
Au petit matin blanc, tu vaincs la réticence
Cette lâche inertie, un élu combattant
Doit chasser le mesquin qui frôle l’indécence.
 
Clame lors à plein cœur le besoin éclatant,
Le chant et puis le cri pour taire le murmure,
Pour oser puis agir, sois un vrai militant.
 
Au jour du grand réveil, revêts ta forte armure,
Tes émois au rebut, laisse entendre ta voix,
Car ton regard serein n’adore aucun lémure.
 
Il s’agit d’une guerre et non d’un jeu grivois,

En Marche !

En Marche !

















 
-« Ne jamais rien changer, préserver nos acquis
Ignorer l’avenir, défendre l’avantage !’
Nous sommes les sachant héros  de l’héritage
Nous pourrirons l’enjeu, nous prendrons le maquis. »
 
Ainsi jacassent haut dans l’espace conquis
D’organes noyautés, les hordes du  ratage
Qui concoctent encor l’ultime piratage,
Pour les pieds dans la fange aboyer l’air exquis.
 
Ils sont les professeurs, les élites vulgaires,

Une petite flamme

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                                       Une petite flamme.
 
Confiant et serein, vous ouvrirez la porte,
Pour cette belle idée où le temps suspendu
Impose une autre voie, une ambition forte,
Un combat de titans pour l’espoir défendu.
 
Le gymnase du monde a gommé le courage ;
Calomnie, invective et sourde trahison
Habillent d’éclatant le sordide naufrage

EN MARCHE !

En Marche !
 
-« Ne jamais rien changer, préserver nos acquis
Ignorer l’avenir, défendre l’avantage !’
Nous sommes les sachant héros  de l’héritage
Nous pourrirons l’enjeu, nous prendrons le maquis. »
 
Ainsi jacassent haut dans l’espace conquis
D’organes noyautés, les hordes du  ratage
Qui concoctent encor l’ultime piratage,
Pour les pieds dans la fange aboyer l’air exquis.
 
Ils sont les professeurs, les élites vulgaires,

Le chant du parti zen



Nul n’est jamais rebelle, indépendant et libre,
Dominant ou vassal, affreux ou terrifié,
Un machin au-dessus orchestre l’équilibre…
 
Chacun à son insu, du livre codifié,
Respecte les on-dit et prête l’allégeance
Sans ombre d’ironie ou d’abord stupéfié.
 
Les uns se satisfont de la douce obligeance
Jouissent du bonheur, du morne faux semblant,
Les autres en troupeau miment la convergence.
 
Les faibles, plus petits, sans un émoi troublant
Dupliquent le modèle, une caricature ;

chatte sur toi brûlant







Chatte sur toi brûlant
(Sonnet oulipien)
 
Sur le doux sable chaud, j’ai découvert ma mie,
Sa défroque jetée, où serait l’infamie ?
On est fol à quinze ans quand s’échauffent les sens ;
 
Le Vésuve parfois se montre plus modeste.
 
Sur le doux sable chaud, cherchez le contresens,
Petite voix grotesque, elle appelait mamie,
Pourquoi cette présence et non pas une amie ?
A l’aube du destin, fort rare est le non-sens.
 
Le Vésuve souvent se montre plus modeste.

sur les rives du Styx

                                                 Sur les rives du Styx
 
Délicieux instant, cette coupe à ma bouche,
Effluves envoutants, tout rythme suspendu,
L’étrange tourbillon sur un tempo manouche.
 
Ne plus savoir, ni dire, accorte et détendu
Ouvert à chaque souffle, envahi de l’envie
Du fol désir sournois tel un piège tendu.
 

il abhorrait les simagrées

Il abhorrait les simagrées


Passager clandestin d’un vaisseau sans boussole,
Il scrutait les hauts fonds où flâne l’émissole
Et s’agitait sans trêve, un éternel gamin,
Pour clamer son espoir d’un demain qui console
A l’aube du fracas de l’ultime examen.
 
Hurluberlu naïf, authentique Quichotte
Il entendait le souffle et la voix qui chuchote,
Mais l’oreille attentive éludait le ragot
De l’esprit formaté, du ventre mou chochotte
Exhalant le remugle au fumet de mégot.
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